DESCRIPTIF DE LA MALADIE

 

Neopora caninum est un parasite de la famille des coccidies. La néosporose serait responsable de 10 à 15% des avortements infectieux.

Elle est également fortement suspectée de provoquer des avortements chez d’autres ruminants domestiques ou sauvages, ainsi que chez les juments.

Les hôtes définitifs sont les canidés (chiens et renards).

 

 Signes cliniques

Souvent la transmission de la mère au veau pendant la gestation se produit sans provoquer de symptôme chez ce dernier.

 Néanmoins, des avortements peuvent se produire. Ils interviennent généralement entre le 5ème et le 7ème  mois de gestation mais sont possibles dès le 3ème mois. Ils sont généralement sporadiques mais peuvent survenir de manière répétée.

 Le fœtus peut mourir, être résorbé dans l’utérus, momifié ou décomposé. Le veau peut également être mort-né. S’il naît vivant, il peut présenter des troubles nerveux, une perte d’équilibre, une déviation du globe oculaire, des déformations diverses telles que la contracture des membres. Il peut encore présenter un retard de croissance important.

 

Contamination

Le parasite est transmis de deux façons:

TRANSMISSION HORIZONTALE :

en consommant de l’herbe, de l’ensilage ou de la paille souillés par des déjections de chiens ou renards infectés.  Si la vache est gestante, notamment en cas d’infection dans la seconde moitié de  gestation, il y a risque de transmission au fœtus. Dans ce cas, il n’y a en général pas d’avortement mais le fœtus devient porteur à vie du parasite avec possibilité de réactivation de l’infection. En revanche, il semble que les veaux suivants de la vache ainsi contaminée ne seraient pas forcément affectés.

TRANSMISSION VERTICALE :

de la mère au fœtus. La transmission de vache à veau via le placenta est quasi systématique si la mère est née infectée. C’est le mode de transmission le plus fréquent mais également le plus facile à maîtriser. Là aussi, les bovins infectés le restent à vie.

 

LA LUTTE CONTRE LA NEOSPOROSE

 

En cas de suspicion

Une sérologie individuelle positive sur une vache avortée n’implique pas forcément que l’avortement est lié à la Néosporose, mais uniquement que la mère est effectivement porteuse de la Néosporose. Cette femelle n’est pas à conserver pour la reproduction car sa descendance risque d’être également infestée.

En cas de série d’avortements, pour savoir si l’avortement est réellement dû à la Néosporose, et si la sérologie est positive, on conseille de :

  • faire un sondage sérologique sur plusieurs femelles (dont primipares) appartenant au lot concerné par la série d’avortements : femelles ayant avorté en complétant par le prélèvement de femelles ayant eu des problèmes de reproduction dans les 4 mois précédents.  On prendra soin de prélever à la fois des ascendantes, descendantes et des vaches avortées sans liens familiaux. 

    On considère que parmi les vaches avortées, si au moins 50% des femelles sont positives, il est fortement probable que les avortements sont dus à la Néosporose.

et/ou

  • faire réaliser une analyse PCR sur le cerveau de l’avorton (éventuellement cœur rein ou poumon si le fœtus a moins de 6 mois). 

 

En cas de contamination avérée

En cas de série d’avortements, on conseille de tester plusieurs vaches avortées comme mentionné précédemment.  En effet on estime ainsi la proportion de vaches séropositives  et on évalue si la contamination dans l’élevage est plutôt horizontale (par voie alimentaire) ou verticale (des mères aux veaux).

Les deux modes de contamination peuvent coexister.

  • En cas de contamination verticale : il faut envisager la réforme de la ou des lignées concernées ou l’engraissement des veaux des vaches positives.
  • En cas de contamination horizontale : 
    • empêcher l’accès des chiens aux stocks de fourrage, de nourriture, aux aires d’alimentation,  d’abreuvement ;
    • empêcher les canidés d’ingérer les placentas contaminés : essayer de faire vêler les vaches connues positives en stabulation et récupérer rapidement les délivrances pour les détruire (bacs à équarrissage, ou enterrées à plus de 60 cm de profondeur).

Par ailleurs, il convient de maintenir pendant au moins un an la détection par tests sérologiques des animaux infestés susceptibles de générer de futures contaminations verticales.

La prévention : test à l'introduction

Dans le cadre d’un plan de maîtrise, notamment si des animaux positifs sont réformés, il est cohérent de tester les femelles introduites pour éviter la recontamination du cheptel par cette voie.

Les animaux peuvent être testés à tout âge. La mise en œuvre d’une telle procédure se fait sous couvert d’un billet de garantie conventionnelle avec le vendeur (disponible sur demande au GDS ou téléchargeable sur le site de GDS centre).

 

 

Votre GDS peut vous aider techniquement avec votre vétérinaire traitant :

  • Si vous avez un doute, pour  savoir si vos avortements sont dus à la Néosporose.
  • Si vous avez une infestation avérée,  pour mettre en place un programme d’assainissement.

Et financièrement : prise en charge des analyses selon les modalités de chaque GDS

 

 

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