DESCRIPTIF DE LA MALADIE

La strongylose respiratoire ou dictyocaulose, est une maladie respiratoire des animaux au pâturage.

On l’appelle aussi « toux d’été ». Les épisodes cliniques de la maladie peuvent avoir des conséquences économiques importantes avec des pertes de production et éventuellement de la mortalité.

Les dictyocaules ont un cycle qui peut être très rapide lorsque les conditions environnementales sont favorables (humidité, chaleur et bonne oxygénation). En cas de forte infestation, des signes cliniques peuvent apparaitre malgré l’immunité développée par les bovins adultes vis à vis de ce parasite. Les épisodes cliniques peuvent être très graves avec une évolution rapide. Cette maladie nécessite donc d’établir un diagnostic et une intervention rapides et précis. 

 

 Signes cliniques 

Les signes cliniques de la dictyocaulose sont liés à la présence des parasites dans les bronches et la trachée. Ils occasionnent une gène au passage de l’air. Les animaux malades vont avoir des difficultés respiratoires. Les principaux signes sont de l’essoufflement, de la toux, du jetage. En l’absence de surinfection par des bactéries ou des virus, il n’y a pas de fièvre. Ces signes respiratoires sont associés à de l’amaigrissement, des chutes de production et l’évolution peut même conduire à la mort de l’animal en cas d’infestation massive.

La mise en place de l’immunité vis à vis de Dictyocaulus viviparus est rapide (8 à 10 jours) mais elle n’est pas durable et peut ne pas suffire à protéger les animaux lors d’infestation massive.

 

Contamination

Il n’y a pas d’hôte intermédiaire dans le cycle des strongles respiratoires. Les larves de stade 1 sont excrétées dans les bouses. Certaines  larves de stades 3 peuvent monter sur un champignon qui se développe dans les bouses. Lorsque ce champignon éclate pour disséminer ses spores, il dissémine également les larves L3 jusqu’à une distance de 3 mètres. Cela signifie qu’elles sont en dehors du cercle de répugnance des bouses, prêtes à être ingérées par les bovins. Les autres L3 restent dans les bouses et sont disséminées par le piétinement des bovins, par les eaux de ruissellement au encore via un vers de terre.

Une fois ingérées, les larves passent dans l’intestin. De là, elles gagnent la circulation sanguine puis les poumons. Dans les poumons, elles passent dans les bronches et deviennent adultes, pondent des œufs. Les larves remontent par la trachée et sont dégluties avant d’être excrétées dans les matières fécales.

Ces parasites ont un cycle rapide et les femelles pondent une très grande quantité d’œufs.

Il peut donc y avoir une grande quantité de parasite sur les parcelles lorsque les conditions sont favorables (chaleur et humidité).

Il y a des animaux qui sont porteurs latents de strongles respiratoires et qui peuvent être à l’origine de la contamination d’un élevage, surtout si les animaux sont naïfs. Comme toujours, il faut être prudent à l’introduction d’un animal et effectuer un traitement si cela s’avère nécessaire.

 

LA LUTTE CONTRE LES STRONGLES PULMONAIRES 

 

Diagnostic

Le diagnostic se fait par coproscopies. La récolte de fèces doit se faire directement sur l’animal à l’aide d’un gant de fouille et non par la collecte de matières fécales tombées à terre.

Le diagnostic repose sur la mise en évidence de larve de stade 1 dans les matières fécales. Les larves étant très sensibles, il faut que les prélèvements soient transmis au laboratoire dans les 6 heures suivant le prélèvement en les conservant au frais. Les prélèvements sont réalisés sur des animaux ayant des signes cliniques pour confirmation du diagnostic clinique. 

Il faut penser aux éventuelles surinfections lors du diagnostic surtout si l’animal a de la fièvre ou si l’épisode dure.

 

Prévention

La prévention des strongyloses respiratoires passe par l’immunisation des animaux dans les cheptels infestés. Comme pour les strongles digestifs, il faut réaliser une bonne gestion des pâturages (rotation, fauches, drainage). Pour les cheptels qui ne sont pas infestés, il faut être prudent lors d’introduction d’animaux qui peuvent être des porteurs sains de dictyocaules.

Le traitement des animaux contre la dictyaucolose se fait une fois que le diagnostic est confirmé par coproscopie. Le traitement passe par l’administration d’un antiparasitaire. En fonction de l’état de l’animal et d’éventuel surinfection, il peut être nécessaire d’avoir recourt à un anti-inflammatoire et/ ou antibiotique.

En cas d’infestation très importante, l’utilisation du lévamisole, qui tue très rapidement les parasites, peut entrainer des œdèmes aigus du poumons. Il faut être prudent lors du traitement. En fonction de la saison et du taux d’infestation, il peut être intéressant d’utiliser des molécules rémanentes permettant d’éviter de nouveaux cas. 

 

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